POURQUOI ?

Pourquoi ? Voilà une question qui m’a bien souvent été posée lorsque j’ai annoncé à mon entourage ce projet. On me regardait avec une incompréhension dans le regard en me demandant « Mais pourquoi tu veux faire ça ? » ou encore « Mais pourquoi tu vas là bas ? » …

Très honnêtement, je ne m’étais jusqu’à présent jamais posé cette question moi même ; alors j’utilisais la bonne vielle technique consistant à répondre par une question lorsque tu n’as pas d’éléments de réponse : « Bah, pourquoi pas ? »

Je me suis donc penché sur le sujet ; mes motivations de réaliser ce type de projet sont nombreuses et différentes.

Ce qui me vient à l’esprit en premier est la découverte ; effectivement lorsque tu voyages, tu rencontres des gens parfois très différents de là où tu viens. Les peuples, les paysages, la nature, la faune locale, les sites historiques, les montagnes, les forêts, les lacs, les déserts, les îles, les littoraux… sont d’autant de raisons qui te poussent à choisir telle ou telle destination. Parfois, une seule de ces raisons me pousse à partir quelque part ; mais chaque destination reste un ensemble de découvertes la plus part du temps, fascinantes.

Puis je recherche surtout la sensation ; j’appelle ça « chercher le frisson ». Le frisson, la « good vibe » me vient d’un coup lorsque je croise un panorama qui me scotche ou bien lors d’une situation complètement extravagante. Lors d’une rencontre aussi. Ce que je préfère est en fait des situations très simples, une discussion avec une personne que je ne connais pas, donner ou recevoir un coup de main au bord d’une route… La vie, le partage de moments simples. Paradoxalement le fait de voyager n’a rien d’extraordinaire, cependant les choses ordinaires deviennent souvent extraordinaires  dans le voyage. Alors je me pose sur un toit d’immeuble, j’observe ce qui se passe dans la rue, j’essaye de comprendre des mots entendus, d’analyser des attitudes…

Il y a aussi la route ; depuis longtemps, j’aime le mouvement, avancer sur une carte. Toutes les manières de bouger me plaisent et puis sans savoir pourquoi, je cherche toujours à ramasser, à prendre cher : autant quand je pars en mer, je cherche à me faire branler la gueule par les embruns, autant sur terre, il faut que je roule jusqu’à épuisement. Bourlinguer, barouder, avaler du kilomètre, bouffer de l’asphalte, limer du pneu, enquiller des bornes, naviguer sont devenus pour moi il y a plusieurs années bien plus que des hobbies mais pratiquement une raison de vivre. Certains avaient la gueule burinée par le sirop, par la came ou le boulot, il fallait que la mienne soit façonnée par les bornes.

L’apprentissage, la connaissance sont également de sérieuses motivations. Quand je me pointe dans un pays où je ne suis jamais allé et que je m’intéresse un minimum à l’histoire, à la géographie, la langue ou à d’autres sujets sur ce dernier, à chaque fois le sentiment est le même : je découvre l’étendue de mon ignorance. Je m’aperçois que les choses à apprendre sur le pays en question sont incommensurables. Et puis, je regarde la carte, je me rends compte ne rien savoir des pays autour. C’est le serpent qui se mord la queue : je voyage pour étancher une soif de curiosité, mais en contre partie le voyage la développe. Du coup je deviens addict. Il y a bien sûr tous ces apprentissages liés aux pays visités mais il y a également ce que j’apprends sur moi. Oui, rien de tel qu’un séjour loin de chez soi pour apprendre à se connaître. Ainsi, certaines situations vont te montrer tes limites, même si je n’apprécie pas trop l’idée, t’as toujours une limite… Certaines personnes vont te donner « une leçon » ; une leçon de tolérance, d’humanité ou autre. Après c’est à toi de voir, soit t’emmagasines ou pas. En ce qui concerne ce roadtrip, avant toute chose, il va falloir que j’apprenne à conduire Bestiole avec sagesse ; je le sais, si je fais le margoulin sur la route, je n’irais pas bien loin.

Enfin : le challenge. Ce road trip est loin d’être exceptionnel comparé à bien des voyages qui soient réalisés ou en cours (Lille-New Delhi en vélo regardez one two tree sur google, africa trek la traversée de l’Afrique à pieds et bien d’autres…) en effet à coté de ce genre de voyage, j’étais un petit joueur…      Ceci dit partir de la côte de La Manche pour rejoindre la côte de la mer du Japon à moto est pour moi un défi. Jusqu’à maintenant, dans ma vie, le challenge a toujours été un moteur.

Vladivostok ? Ouais Vladivostok ; j’ai toujours voulu me rendre là bas sans raison particulière. Si ce n’est que c’est loin et que c’est en Russie. Plus un pays sera dénigré par TF1 et plus j’aurais envie de m’y rendre. Par expérience, je sais que les idées reçues sur certains pays sont généralement erronées. Au passage, il y a bien d’autres destinations lointaines qui alimentent mes rêves de bourlingue : le Cap Horn, le Détroit de Bering, les Galapgos, Zanzibar…

A moto ? Ouais, j’aime ce moyen de locomotion ; ton champs de vision est plus large qu’en voiture, tu sens le contact des éléments, t’es concentré sur la route (pas de musique, pas de clope au bec…) et surtout les sensations sont là. Bon c’est sûr, je ne pars pas avec un 1000 CBR ou autre machine de dingue ; mais la sensation est quand même là. Tu pars sur ta bécane, le plein d’essence dans le réservoir, de l’oseille dans les poches, du temps devant toi : t’es libre. Et peu importe, le type de machine, lorsque t’es en bécane, la moindre erreur peut être fatale, donc quand t’es aux commandes tu tiens ta vie dans tes mains. C’est cette sensation qui me plaît aussi. Par ailleurs, je ne le savais pas avant de partir, mais la moto, en tout cas en Russie, se révèle être bien plus qu’un moyen de locomotion : elle est aussi « un instrument de rencontre »…

Seul ? Ouais seul, c’est pour moi de cette manière qu’on apprend le plus en voyageant. Après il n’y a pas de règles tout est bon : à 2, avec un pote, en couple, à plusieurs… Mais à chaque fois le trip est différent. L’avantage d’être seul est que tu t’arrêtes quand tu veux, où tu veux ; t’es plus au contact aussi, surtout avec les gens. Tu n’as aucune retenue à avoir envers qui que ce soit puisque tu es seul. Le seul inconvénient est que des fois, il n’y a personne pour partager tes impressions.

 

J’espère avoir répondu à cette question.

Ce blog a été mis en ligne dans le but de partager mon parcours avec potes et famille mais aussi à donner des infos qui sont souvent pas simples à trouver à ceux qui envisagent un projet similaire. Donc, si vous avez des questions, n’hésitez pas.

Pour conclure, SVP, soyez indulgent sur l’appréciation de ce blog, je suis une bille en informatique, c’est la première fois que j’essaye un truc du genre, je ne garantis pas un bon résultat… Par ailleurs, tout ce qui est écrit sur les pages est loin d’être une vérité générale mais uniquement une expérience  et des impressions personnelles.

J’essayerais de le tenir à jour mais je ne garantis rien.

 

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3 réflexions sur “POURQUOI ?

  1. Bravo l’animal!!!
    Je ne te savais pas poètes à tes heures perdues!!! Ce blog est très bien fait!!! Je me demandais même d’ailleurs qui pouvait faire ça pour toi!!! Alors bravo à toi!!!!
    Je te souhaite plein de bonheur à bouffer tes bornes et merci de faire partager!!!
    C’est cool!!!
    Des boujoux!!!

    J'aime

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